
Un train, une mosaïque de trajectoires de vie mêlant secrets et destinées singulières, des univers empruntant jusqu’au fantastique dans la quête d’une cause qui pourrait bien être collective. À la fois tissage et feu d’artifice, ce roman s’assemble comme un puzzle.
D'UN TRAIN ET DES POUSSIERES
Le même itinéraire en train. Tous les jours, Hippolyte, un employé de bureau à la vie aussi immuable que le paysage qui défile. Une fois par semaine, Bérénice, qui s’en va parler aux arbres. Phénix, un adolescent qui passe l’essentiel du trajet l’esprit plongé dans un univers virtuel…
n couple d’enseignants, apparemment sans histoires.
Et tous les matins, Achille qui voit passer le train depuis la cuisine de sa petite maison en contrebas de la voie ferrée…
Puis une explosion, dans une raffinerie, un meurtre, et des souvenirs enfouis qui ressurgissent du passé.
Un vaste puzzle dont les pièces s’assemblent peu à peu.
Le sens du collectif
La désobéissance civique
La nécessité du bouleversement des choses
Celle de rendre son pouvoir à l’imaginaire
Celle de s’inventer un avenir
Celle d’oser descendre du train et de rêver, toujours
Qu’en serait-il des destinées et des aspirations de chacun si nous pouvions les mettre en commun ? Malgré les apparences, nous ne sommes pas seuls…
Plusieurs passagers d’un même train se croisent tous les jours sans que leurs vies ne se mélangent. Un homme le regarde passer derrière sa fenêtre, le contrôleur n’est qu’un élément du décor. Jusqu’à ce que les choses changent, une explosion dans une usine chimique… et l’histoire devient collective.
Hippolyte, employé de bureau modèle, mène une vie réglée comme les horaires du train qu’il prend quotidiennement. Mais les choses vont lentement changer, et Hippolyte de s’inventer un autre avenir.
Achille est un vieil homme qui voit le train passer derrière la fenêtre de sa cuisine. Enfant, il croyait avoir réussi à prendre son destin en mains, mais Achille n’a jamais abandonné ses rêves.
Bérénice est une jeune femme métisse, fille de prince, dotée de pouvoirs magiques puisqu’elle sait parler aux arbres. Pourtant, elle ne parvient pas à sauver la forêt qui se meurt d’un mal mystérieux.
Phénix est un jeune lycéen qui passe une grande partie de son temps dans l’univers virtuel d’un jeu vidéo. Avec ses amis Iris et Grizzly, ils vont se retrouver sur la banquise près du pôle Nord.
Hector et Hélène sont un couple d’enseignants dont l’apparence lisse cache une enfance passée dans un lointain orphelinat. Jusqu’à ce que, assis dans le train, ils soient témoins d’un meurtre.
Ulysse abandonne son poste de contrôleur du train pour partir dans un voyage qui le conduit à une introspection radicale, jusqu’à comprendre qu’il n’est qu’un personnage de roman.
Avec la participation amicale de Don Quichotte.
Quel est le point de départ narratif de votre roman, et pourquoi ?
Durant la première partie du roman, une multitude de personnages apparaissent. Des fragments de vie de chacun d’eux, certaines de leurs aspirations, leurs rêves. Ce sont des histoires fortes, parfois singulières, révélant quelques mystères, voire certains secrets. Le seul lien qui relie ces personnages est un train qui parcourt un trajet déterminé. Les uns l’empruntent régulièrement, un employé de bureau, un couple d’enseignants, un lycéen, une jeune femme qui, chaque semaine, rejoint une forêt. Un autre, un homme âgé, regarde ce même train tous les jours depuis la fenêtre de sa cuisine. Tous ces personnages ne semblent rien avoir en commun si ce n’est ce train. C’est précisément ce que cherche la construction même de ce roman puisqu’il s’agira, plus tard, d’assembler ces fragments comme les pièces d’un puzzle, en découvrant ce qui unit, en réalité, tous ces personnages.
Selon vous, quel est le cœur de votre roman ?
Je ne sais pas si ce roman a un cœur, je ne suis pas sûr de connaître son anatomie. Bien évidemment, il y a une évolution narrative, mais beaucoup d’autres aspects évoluent aussi au fil des pages. J’ai eu pour ambition d’emmener le lecteur sur des sentiers singuliers, dans des endroits qu’il ne s’attend pas à visiter. Il y a une évolution de rythme, par exemple. À un certain moment, le personnage principal s’arrête de bouger, au sens propre, pendant longtemps. J’aurais aimé qu’il reste ainsi durant de nombreuses pages, j’adore ces moments de suspension, mais il faut penser au lecteur. Il y a aussi une évolution de la perspective du narrateur… S’il faut chercher un cœur à ce roman, c’est dans la réflexion des personnages qu’il faut le chercher. C’est un roman qui avance, d’une idée à l’autre, de réflexion en réflexion.
Quelle est la teneur de votre personnage principal et pourquoi ?
S’il est présent dans le décor de la première partie, le personnage principal n’apparaît réellement que dans la deuxième, et le lecteur le suit jusqu’à la fin. Ce personnage est un jeune homme qui a décidé de tout laisser derrière lui. Il est dans le train et décide d’aller jusqu’au terminus qu’il atteindra le lendemain. Durant le temps du voyage, il va découvrir, de gare en gare, des villes étonnantes, des villes invisibles, comme dirait Italo Calvino. Le lecteur va lentement découvrir qui il est. C’est comme cela qu’il s’est révélé à moi, pendant que j’écrivais son histoire. Il va découvrir également ce que le lecteur sait depuis le début, à savoir qu’il est un personnage de roman…
Dans quelle mesure votre texte entre-t-il dans la ligne éditoriale engagée conduite par les Éditions Red’Active ?
Ce roman interroge pour différentes raisons. Il questionne le monde dans lequel on se trouve, ce qui se cache derrière chacun d’entre nous comme histoires extraordinaires, afin de révéler la magie que chacun possède. Il questionne ce qui nous unit, ce qui fait de nous des êtres sociaux, quitte à désobéir. Il questionne aussi nos blessures, une vision de notre avenir, même si elle est idéalisée, sur ces éléments intangibles que la société nous impose en proposant une réponse artistique, une réponse littéraire. S’il est facile de trouver ce genre de réponse dans un roman, c’est évidemment bien plus difficile dans la réalité.
Quelle est l’émotion dominante que vous aimeriez laisser chez le lecteur ?
Dans ce roman, le rêve n’est jamais loin de l’histoire. Le lecteur navigue à sa frontière, quand celle-ci n’est pas complètement franchie. La réalité dans laquelle il se situe se trouve dans ces instants qui précèdent l’endormissement. C’est d’ailleurs là, à cet endroit, que j’en ai écrit l’essentiel. L’émotion que je cherche à laisser se situe à cet endroit précis. Lorsque je lis un livre dans lequel je suis investi, c’est dans cet instant qui suit immédiatement sa lecture que je cherche à puiser l’essentiel de mon plaisir, cet instant entre la fermeture du livre et l’endormissement. Durant ces quelques secondes, minutes, les personnages continuent de me parler, les paysages continuent de vivre, le roman continue de s’instiller, de se distiller en moi. Je veux laisser cette émotion à mon lecteur.


